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Repenser le travail : sens, bienveillance, conscience, performance

Les nouveaux et bruyants prophètes du travail n’hésitent guère à user de grandes envolées incantatoires et de démonstrations pontifiantes, eux qui souvent ne sont ni salariés ni entrepreneurs enjoignent aux entreprises de la vraie vie de s’aligner sur des commandements dont ils ne sont ni comptables ni responsables. Ce qui ne les empêche absolument pas de distribuer les bons et mauvais points, à la manière des agences de notation sur les marchés financiers. Comme souvent les plus diseurs ne sont pas les mieux faiseurs.

1er mai, fête du Travail. Intitulé mal choisi en fait. Fête de « celles et ceux qui travaillent » serait plus adéquat. Le travail est un terme générique. Sa réalité ce sont des femmes et des hommes. Nous sommes avant tout un Groupe de femmes et d’hommes. De travailleurs. Et travailleur (euse) c’est un joli mot en fait. Il nous réunit, quelle que soit notre métier, notre fonction, notre statut.

C’est vrai, quant à nous, nous avons fait le choix de l’humilité et de la discrétion dans tout ce que nous avons mis en place pour nos collaborateurs au fil des ans, la plupart du temps bien avant d’autres. Trop de discrétion sans doute à l’heure où tout le monde revendique et se glorifie. Non pas que nous souhaitions désormais nous auto-distribuer des satisfécits et engranger des trophées de vertu, mais parce que nous avons consacré beaucoup d’énergie à re-penser et à reconfigurer le travail dans notre Groupe et qu’il nous semble utile et sain de partager notre expérience et notre réflexion.

Tout d’abord, nous avons et nous continuons à adapter notre organisation aux intérêts humains et pas l’inverse. Cette démarche n’est pas neutre. Nous challengeons nos cadres de fonctionnement à partir de cette boussole car comment convaincre les collaborateurs de la nécessité de l’agilité, de la flexibilité, de l’autonomie quand l’institution employeur elle-même n’en est pas capable ?

Ensuite, la question est celle de la cohérence. Comme d’autres entreprises, nous portons des valeurs. Les nôtres, inspirées par un mutualisme libéré des carcans dans lesquels certains voudraient l’enfermer, sont à la fois anciennes et tellement actuelles. Si ces valeurs ne sont que des palabres de façade, des arguments de com, si elles ne se matérialisent pas au profit du capital humain de l’entreprise dans les faits, comme nous le faisons pour nos adhérents, alors nous perdrions toute légitimité, tout sens, toute raison d’être.

Parce que nous sommes un Groupe de l’altérité, dédié aux services, au bien-être, à la protection, à la prévention, à la santé, à la qualité de l’environnement, nos collaborateurs aussi doivent vivre ce que nous prétendons être.

Tout cela induit une prise de conscience collective et partagée des devoirs et des responsabilités de chacun. La réciprocité entre avantages et exigences est une règle saine. Et ne pas perdre de vue qu’un environnement professionnel qui favorise le bien-être au travail doit alimenter la qualité de l’investissement individuel, de l’amélioration de la concentration et de l’engagement réel.

Travailler moins dans un environnement protecteur, c’est s’obliger à travailler mieux.

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