

Permaculture #2 : focus sur trois initiatives probantes
Dans ce deuxième opus de sa série de découverte de la permaculture, TOT’M partage avec vous trois initiatives fortes menées en France et aux États-Unis, qui bousculent l’idée de ce qui peut être fait… même au beau milieu d’une ville. Peut-être de quoi vous inspirer ?


La ferme urbaine de la famille Dervaes à Pasadena, Californie
Sur 362 m², la famille Dervaes a créé un jardin d’abondance où poussent plus de 400 types de légumes, fruits, fleurs et herbes aromatiques et qui produit environ 3 tonnes de nourriture, 1 800 œufs et 200 litres de lait par an ! Tout cela, bio, avec une gestion raisonnée du sol et de l’eau, et des engrais naturels (aucun produit chimique ne passe le portail de la ferme). La petite ferme nourrit une famille de 4 personnes et génère plus de 40 000 dollars annuels de ventes. Autonome énergétiquement grâce à l’installation de panneaux solaires, elle bénéficie aussi d’une système d’épuration des eaux grises, d’un four solaire et de biocarburant fait maison.
Le jardin de Joseph Chauffrey, près de Rouen
Autour de son petit pavillon en proche banlieue rouennaise, Joseph Chauffrey dispose d’un petit jardin de 150 m² doté d’une terre pauvre et sableuse. Après s’être formé en autodidacte, avoir obtenu une certification en permaculture et fourni un travail assidu sur les techniques d’optimisation des rendements sur de petites surfaces, il transforme son jardin qui offre aujourd’hui fruits et légumes à l’année : 182 variétés de légumes et 26 de fruits y sont cultivées. Pour parvenir à ce résultat, J. Chauffrey applique les grands principes de la permaculture, soit : un sol vivant, paillé presque toute l’année ; le compostage ; la diversité maximale de milieux, de faune, de flore et d’interactions ; un travail du sol très limité ; aucune utilisation de pesticides ; aucun désherbage conventionnel.




La maison en paille de Pascal Depienne
Préoccupé par l’impact qu’il va laisser sur la planète, Pascal Depienne fait le choix avec son épouse Chenli de construire lui-même, entre 2011 et 2013, une maison autonome, bioclimatique et naturelle qui respecte les 3 piliers éthiques de la permaculture. Pour cela, il a recours à la paille, la terre, la chaux et le bois… et le concours de volontaires passionnés qu’il accueille au cours de plusieurs chantiers participatifs en leur offrant le gîte et le couvert. Sa maison est aujourd’hui autonome en énergie (photovoltaïque et éolien) et en eau (récupération et traitement). Un système de micro-filtration associée à une phytoépuration* gère l’assainissement de l’eau, permettant une totale déconnection du réseau.
*Phytoépuration : procédé naturel de filtration ou de dépollution des eaux usées, par les plantes ; plus précisément, par les bactéries cachées dans le système racinaire des plantes qui sont dites épuratrices.
